Le facteur déterminant, c'est l'homme!
Par le Groupe d'études philosophiques des ouvriers de la Verrerie de Tchangtcbouen, 1972
Créer les conditions matérielles quand elles
font défaut
Tout le monde se sentait transporté et était décidé à faire de son mieux pour appliquer la grande mesure stratégique du président Mao: "Se préparer en prévision d'une guerre et de
calamités naturelles, et tout faire dans l'intérêt du peuple." Il était exigé de ce nouveau produit qu'il n'éclatât ni sous un froid de 60° ni sous une chaleur de 50°.
Pour lui donner de telles perfections, la mise au point ne pouvait se faire sans les conditions suivantes: température constante, absence totale de poussière et de secousses.
Or, l'atelier d'instruments de mesure n'était qu'une pièce en terre battue donnant sur la rue, dont les vitres tremblaient chaque fois qu'un train passait; le sol et les murs étaient en terre, les installations faites avec les moyens du bord, et le dispositif de régularisation de température indispensable n'existait naturellement pas.
Que faire en l'absence de toutes ces conditions matérielles?
Il en était qui ne voyaient pas d'autre moyen que de tendre la main vers l'Etat, mais la majeure partie des camarades s'y opposaient et suggérèrent que l'on fabriquât le nécessaire soi même.
Que le développement de la production et la mise au point de nouveaux produits exigent certaines conditions matérielles, tout matérialiste doit nécessairement le reconnaître.
Seulement, quand on met au point un nouveau produit, on se trouve souvent devant la contradiction née du fait que l'on ne dispose pas de toutes les conditions matérielles requises.
Pour ceux qui ne savent que tendre la main, on ne peut entreprendre le travail avant que l'Etat n'ait fait des investissements et accordé de nouvelles installations et des matériaux.
Ces camarades tournent toujours autour des conditions matérielles et ne voient pas la puissance créatrice illimitée des masses populaires; ils ne comprennent pas que les conditions matérielles peuvent être créées par les hommes armés de la
penséemaotsétoung.
Nous, la classe ouvrière, nous sommes partisans de mettre la main à la pâte.
Pour nous, l'élément décisif pour développer la production et sortir des produits qui relèvent des domaines avancés de la science et de la technique, c'est l'homme et non le matériel.
Tout comme le président Mao nous l'enseigne: "Tant qu'il y aura des hommes, des miracles de toute espèce pourront être accomplis sous la direction du Parti communiste."
C'est ainsi que les camarades en vinrent à déclarer: "La condition la plus importante de toutes, c'est d'avoir des hommes armés de la pensée mao tsétoung, et l'esprit
révolutionnaire de travailler d'arrachepied en comptant sur ses propres forces. Les conditions matérielles fontelles défaut, nous les créerons!"
Attendre que les conditions soient réunies ou les créer, voilà ce qui reflète la lutte entre les deux conceptions du monde et les deux lignes.
Tendre la main à l'Etat et attendre de disposer de toutes les conditions est signe que le poison répandu par la ligne révisionniste dans le domaine de la gestion des entreprises n'est pas encore complètement éliminé, tandis que se mettre au travail et créer les conditions soi même est la marque du style propre au prolétariat, la matérialisation de la grande pensée du président Mao : "compter sur ses propres forces", "lutter avec endurance" et "La diligence et l'économie doivent être. . . observées dans la gestion des usines."
Notre conscience s'étant élevée, nous nous jetâmes immédiatement dans le combat pour la mise au point du "niveau à bulle".
En l'absence de machines, nous fîmes le travail à la main, tout en y apportant des innovations; n'ayant pas les machines nécessaires, nous en fabriquâmes avec les moyens du bord.
Pour mettre nos "niveaux" à l'abri de la poussière, nous les travaillions en les maintenant sous une énorme cloche de verre.
Pour réaliser les conditions de température constante, nous ouvrions les fenêtres quand il faisait trop chaud, et allumions le feu quand il faisait trop froid.
Pour éviter les secousses dues aux vibrations, nous fixions la position de la bulle la nuit quand la circulation avait pratiquement cessé dans la rue.
C'est ainsi que nous avons réussi à mettre au point des "niveaux" correspondant aux normes en créant des conditions de propreté là où elles faisaient défaut, des conditions pour une température constante là où elles variaient constamment et des conditions de stabilité en dépit des vibrations.
En faisant le bilan des enseignements tirés, tous furent d'accord pour dire que du moment que l'on compte sur ses propres forces tout en étant animé de l'esprit révolutionnaire de travailler d'arrachepied, les conditions matérielles qui font défaut peuvent être créées; quant aux machines construites avec les moyens du bord, elles peuvent également sortir de nouveaux produits si elles correspondent aux normes scientifiques et si leur conception est rationnelle.
Madame, Monsieur
Vous n’êtes pas sans savoir que des militants d’extrême droite, déçus par le
front national et le système démocratique, réactivent des groupuscules néo
nazis sous couvert de « tradition » de culture et d’identité locale. Notre
région Lorraine n’est malheureusement pas épargniée par ce phénomène.
Pour permettre la diffusion de leur propagande haineuse, mais aussi pour
toucher et asseoir leur emprise sur la jeunesse, ces derniers organisent
prochainement un concert et un rassemblement dans un de nos villages du
Toulois.
Se sachant à la limite ou en dehors de la légalité, les organisateurs
cultivent le secret quant au lieu exacte de cette soirée. A ce jour, seul un
*flyer* circulant sur internet, dans les lycées et collèges permet de
connaître la date et le nom des groupes musicaux qui joueront lors de ce
concert.
Les groupes invités sont bien connus des milieux néo-nazis RAC (rock
anti communiste) et nationalistes RIF (rock identitaire français). Les
groupes *Frakass*, *Hotel Stella* et *A Contre Courant* sont clairement
nationalistes et xénophobes.
*Hotel Stella* est un groupe originaire de Paris composé essentiellement de
membres des Jeunesses Identitaires Paris (ou Projet Apache, leur nouveau
nom). Malgré des paroles peu politisées, le groupe se produit dans des
concerts RAC, comme le 21/04/07 à Lyon au côté de *Fraction* (groupe de
Philippe Vardon et Fabrice Robert, leaders des Identitaires et anciens
chefs d’Unité Radicale). Ils étaient également présents le 9 mai 2007 pour
le concert organisé autour d’une commémoration d’extrême droite, aux côtés
des néo-fascistes de *Zetazeroalpha* (pour plus d’infos sur ce concert :
http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article314 )
Le groupe est emmené par Gaëtan Bertrand (responsable des JI Paris) et
Richard Pareti (ancien membre du groupe *In Memoriam*, proche à l’époque du
MNR et d’Unité Radicale).
*Frakass* est un groupe RAC issu de la scène lyonnaise de la fin des
années 90. Après un long passage à vide, Frakass est réapparu depuis
quelques années. Ils sont proches du groupuscule néo nazi très violent
*Blood
and Honour Ludgunum*. Ils étaient programmés lors du désormais fameux
concert RAC à Tours le 18 avril 2009, lequel aurait vu la reformation du
groupe skin néo-nazi des années 80 Bunker 84.
http://www.rue89.com/2009/04/15/le-concert-neonazi-de-tours-interdit-par-la-prefecture-0
Le dernier groupe est un groupe local, amené par des individus de la
mouvance *Bonehead* raciste et néo-nazi du bassin Toulois et Lorrain. C’est
un groupe récent, c’est pourquoi nous n’avons que très peu d’information à
leur sujet.
Nous vous rappelons que le concert du 18 avril, prévu à Tour et durant
lequel devait jouer un des groupes programmés prochainement dans le Toulois,
a été purement et simplement frappé d’interdication préfectorale. La menace
de voir plusieurs centaines de néo-nazis déambuler dans les rues, avec les
risques de violences inéhrents ont été pris au sérieux par les autorités
étatiques. En Alsace, suite à l’enchainement de ce type de soirées, des
directives particulières ont été données aux élus des communes afin de
contrôler systématiquement la réalité des motifs de location des salles
communales. Ceci afin d’éviter des rassemblements néo-nazis sous couvert de
fêter des anniversaires ou des mariages. La seule possibilité légale qui
s’offre à eux est d’organiser des événement sous couvert de « fête privée »
dans des lieux loué à cet effet. C’est pourqui nous vous rendons
particulièrement attentif si, à la date mentionnée par le *flyer, *vous avez
ou vous vous apprétez à louer une salle communale. Souvent, les locations
sont effectuées par des personnes insoupconnables (jeune femme louant pour
un anniversaire, jeune couple pour un mariage, ami d’un ami du club de
football…). En cas de doute, les édiles locaux sont invités à prendre
immédiatement contact avec les gendarmes.
Nous vous invitons à faire de même afin d’empêcher que ces groupuscules
néo-nazis puissent avoir la possibilité d’endoctriner les jeunes toulois par
leur propagande racialiste qui tombe sous le coup de la loi.
Dans l’espoir que ce courrier retienne votre attention et que, par votre
vigilance et votre pouvoir de premier magistrat de commune vous participiez
à l’isolement de cette idéologie d’un autre temps, nous vous prions
d’accepter, Madame, Monsieur, l’assurance de notre considération et nos
salutations antifascistes.
des antiracistes et antifascistes lorrains
La fusion Assédic-ANPE, officielle depuis le 19 décembre, se réalise dans la douleur et au plus mauvais moment. Alors que la liste des inscrits ne cesse de
s’allonger, les agents sont dépassés, les demandeurs d’emploi déboussolés et les syndicats demandent une suspension de la convergence pendant la crise.
« Ce qui est sûr, c’est que je n’attends rien de Pôle Emploi. » Le constat de Pascale Thomas, Messine de 53 ans, est implacable.
DOSSIER
Mais pas infondé à entendre cette assistante de direction au chômage depuis janvier 2008. Le référent et le lieu unique ? « Ce sont des plus. Mais
fondamentalement, ça ne change rien. » Le suivi mensuel personnalisé et obligatoire ? « Je n’ai plus reçu de convocation depuis décembre 2008. » Le 39 49, numéro unique ? «
Une plateforme impersonnelle. » Les offres ? « On m’y donne les mêmes que celles que je consulte depuis chez moi. Je vois parfois passer des CDD de deux jours, ou d’un mois à
raison d’une heure hebdomadaire ! Comme l'ANPE avant, le Pôle Emploi fait face à un vrai problème de crédibilité auprès des chefs d’entreprises, qui préfèrent mettre leurs offres
ailleurs. »
Les formations ? « On nous dit de profiter du contexte difficile pour renforcer nos compétences. Je voudrais faire une licence professionnelle de management des organisations mais je
n’arrive pas à obtenir le financement. » L’accueil ? « Un conseiller m’a dit qu’on ne recontrait que de la souffrance au Pôle Emploi, y compris chez les employés. Ils n’ont plus le
temps d’aller démarcher les entreprises. On a rassemblé des gens qui ont un statut et une philosophie de travail différents et on ne leur donne pas de moyens. Je ne veux pas les accabler car
leur restructuration est dure à gérer, et qu’en plus elle survient au plus mauvais moment. »
Chercher ailleurs
Résultat : Pascale apprend à ne compter que sur elle-même. Tous les matins, son premier geste est de se brancher sur internet. Les sites
cadremploi.fr, apec.fr, carriereonline.com ou monster.fr, n’ont plus de secret pour elle. Mais les rares propositions susceptibles de faire
l’affaire restent souvent lettre morte. Son dernier entretien remonte à juillet 2008. La faute à la crise bien sûr.
Mais pas seulement : « Il y a aussi le problème de l’âge. Aujourd’hui, une candidature senior est souvent classée directement à la poubelle. Je ne comprends pas pourquoi. Je n’ai pas
moins d’énergie qu’un jeune », explique cette dynamique quinquagénaire avant de dresser un inventaire à la Prévert de ce qu’elle appelle son atout senior : « Un vrai savoir-faire,
des savoirs discrets, une expérience et une maturité me permettant de faire face à tout type de situation, une capacité d’apprentissage égale à celle des jeunes, des valeurs plus trop répandues
en entreprise, comme la générosité, la collaboration inventive. »
Cette femme, qui a travaillé pendant près de trente ans, pour différentes entreprises en France, au Luxembourg, en Suisse ou à l’international, est pourtant prête à concéder de nombreux
sacrifices : « J’ai postulé jusqu’à Caen ou Avignon. Je demande un salaire de 2 000 € brut, alors qu’avant, je les avais largement en net. » Mais rien n’y fait. « J’ai déjà
vécu cette situation à six ou sept reprises. D’habitude, je mettais trois semaines pour retrouver du travail. Là, pour la première fois de ma vie, je suis inquiète pour l’avenir. Si dans
dix-huit mois je n’ai toujours rien, je n’aurais plus que l’allocation spécifique de solidarité pour vivre, soit 350 € par mois », finit-elle par confier, le regard dans le vide.
Philippe MARQUE.
Source : le républicain
Lorrain
Même Staline peut-être ludique!


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