SODIMATEX DANS LE COMBAT

Publié le par ANTIFA


Notre région a connu les débâcles des fermetures d'usines. Aujourd'hui c'est ailleurs à crépu-en-valois que les sodimatex se battent. Les médias, chiens de garde du capitalisme, traitent des "nouvelles" méthodes ouvrières non sans les comparer soit au pire à une véritable terreur rouge imposée aux dirigeants, soit au mieux comme des gestes de désespoir qu'il faut comprendre mais condamner fermement. Cet aspect de la lutte de classe que ces médias bourgeois pensent "nouveaux" remontent pourtant à la tradition ouvrière de l'action directe ouvrière , lorsque les ouvriers se rendent compte de l'inertie, la faillite, l'immobilisme, la crainte des syndicats et partis sociaux-démocrates face au pouvoir bourgeois. Les social-traitres des centrale syndicales ne sont que des renégats servant leurs intérêts directs mais non ceux des salariés, ouvriers, précaires et autres exploités. Pourtant la lutte contre les "jaunes" (sociaux-démocrates syndiqués à la solde des patrons) et des dirigeants est une lutte aussi ancienne que l'apparition de la classe ouvrière et donc de son exploitation. Ainsi les Luddites brisaient les chaînes de production dans les premières fabriques dans le Yorskire dès le début du XIXeme siècle lorsque les patrons décidèrent de mettre les ouvriers à la porte pour les remplacer par de nouvelles machines à tisser. En 1886 en France l'ingénieur Watrin fût séquestré puis défenestré devant le mépris qu'il portait pour les ouvriers de son usine. Aujourd'hui, le simple fait de poser des bouteilles de gaz, de briser queblues vitres, de retenir (car il faudrait revenir sur la définition de séquestration) est suffisant pour criminaliser ces ouvriers au désespoir. Voici le médias bourgeois cherchant non à défendre la liberté d'expression mais bien à lécher la main de la bourgeoisie qui leur tend une gamelle de nourriture. Prend-t-on seulement le temps de s'interroger sur ce qui pousse les ouvriers de Molex, Continental, aujourd'hui SKF de vouloir détruire leurs usines et materiels, retenir les cadres? Bien entendu que non, ce sont des sans-voix, et pourtant les ouvriers comprennent que de piquets de grèves en débrayages,'il faille SE REVOLTER. Les médias parlent-ils des années d'humiliation dont les ouvriers ont faut l'objet lors des dialogues sociaux notamment chez Michelin ou PSA? On a raison de se révolter, nous ne pouvons obtenir de la bourgeoisie que des promesses, des propos vagues. Les articles dans la presse bourgeoise économique, presse spécialiste du management se multiplient: la classe bourgeoise a peur de "ses" ouvriers. Des cabinets de formation proposent des sensibilisations aux éventuelles "sequestrations". "Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faîte de faiblesse et d'pimuissance" écrivait Mao (Citations, chapitre 7): il faut donc nous debarasser de la gangue mortifere de renégats ouvriers, syndicalistes sociaux-democrates, cadres à la solde de la bourgeoisie. Il nous faut "prendre sa résolution, ne reculer devant aucun sacrifice, surmonter toutes les difficultés pour remporter la victoire" (Mao, Citations,19), et cette victoire ne viendra pas du "dialogue social" mais bien du rapport de force de notre classe contre la leur.On a raison de se révolter! Nous avons été si malmenés que désormais, il nous faut prendre des mesures sérieuses à l'égard des bourgeois de leurs laquais social-traitres. Vive la guerre populaire!

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